💬 🏛 Débat sur les suites à donner aux propositions de la commission d’enquête parlementaire sur les dysfonctionnements et manquements de la politique pénitentiaire française que j’ai présidée.

🎙 Cette commission a auditionné, pendant plusieurs mois, plus de 130 personnes, déplacements sur le terrain pour accoucher d’un rapport fort documenté, agrémenté d’une cinquantaine de pistes de réflexions.

Il est urgent d’agir face à :
➡️ Ia surpopulation carcérale
➡️ la radicalisation croissante
➡️ le taux de suicide endémique (120 en 2020 soit 1 suicide à peu près tous les 3 jours)
➡️ les faibles moyens dévolus au secteur médical
➡️ une employabilité des détenus en baisse
➡️ manque de considération pour le personnel pénitentiaire
➡️ peu de dialogue avec les élus locaux dans les projets bâtimentaires,

🔴 signaux révélateurs d’une situation tendue.

Albert Camus disait, encore lui : « Une société se juge à l’état de ses prisons ». Force est de constater que la question carcérale est désormais au cœur des politiques publiques. Il en sera forcément question pendant la campagne électorale qui s’ouvre. La politique carcérale est au carrefour de nos défis sociétaux et humains. Elle ne peut se satisfaire de promesses ou d’effets d’annonce. Nous ne pouvons plus nous contenter d’une politique carcérale au fil de l’eau, à petits pas. L’urgence nous conduit, nous tous, à accélérer le mouvement.

Une autre politique carcérale plus ambitieuse, plus rapide, plus volontariste, est possible. C’est ce que j’ai essayé de vous démontrer ce soir avec mon groupe parlementaire et notamment avec mes collègues membres de cette commission d’enquête Michèle Tabarot Philippe Gosselin Eric Diard Michel Herbillon






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