Ma proposition de loi pour aider les veufs et veuves |

J’ai déposé une proposition de loi qui vise à aligner le congé d’absence pour enfants malades de couples à ceux des veufs et veuves.
En France, 500 000 personnes de moins de 55 ans ont perdu leur épouse ou leur époux. Et encore ce chiffre ne prend pas en compte les couples pacsés ou en simple concubinage, pourtant de plus en plus nombreux dans notre pays.
Chacun de ces décès est avant tout un drame humain. Bien souvent, le conjoint devra continuer, seul, à faire face à l’éducation des enfants et aux problèmes qu’ils rencontrent. Devoir prendre soin de son enfant lorsqu’il tombe malade fait assurément partie de ces aléas.
Cette réalité est aujourd’hui pleinement intégrée dans notre droit. Notre Code du travail prévoit que chaque parent salarié peut prendre trois jours par an de congé non rémunéré pour s’occuper de son enfant malade. Ce droit est valable, de façon cumulative, pour chacun des titulaires de l’autorité parentale (6 jours). La durée de ce congé est d’ailleurs étendue à cinq jours si l’enfant a moins d’un an ou que le parent a la charge de trois enfants de moins de seize ans. Sauf pour les enfants de veufs et veuves qui ne peuvent prétendre qu’à 3 jours de congé pour garder leurs enfants malades et non au doublement de ces jours comme pour les couples divorcés ou pas ! Il s’agit là d’une insupportable injustice pour des familles déjà si durement éprouvées par la vie.
Il faut permettre à chaque veuf ou veuve titulaire de l’autorité parentale de jouir des jours de congés qui auraient normalement été accordés à son époux défunt. Bien que les conventions collectives tolèrent la mise en place d’un tel système, la loi reste plus forte que tout. Ce congé n’étant pas rémunéré, augmenter sa durée dans ces cas spécifiques ne pénalisera pas l’employeur.
Je propose donc d’aligner le congé d’absence pour enfants malades de couples aux enfants malades de veufs et veuves qui étaient mariés, pacsés ou en situation de concubinage.





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