Intervention lors du débat sur l’impact de la crise sur la jeunesse

 
Je suis intervenu en séance lors du débat sur l’impact de la crise sur la jeunesse qui me préoccupe beaucoup. J’ai interrogé la secrétaire d’Etat à la jeunesse plus particulièrement sur l’évolution des stages dans ce contexte tendu :
« Madame la ministre,
Le service statistique du ministère du Travail a évalué à 20% la baisse du volume d’offres de stage dans le secteur privé en 2020. Force est de constater que la situation en 2021 ne sera probablement guère meilleure. Cette situation est d’une gravité extrême. Il y a urgence à agir. Nous ne pouvons accepter de laisser notre jeunesse au bord du chemin. J’échange d’ailleurs régulièrement par visio avec des étudiants de ma circonscription des Yvelines, notamment avec ceux de l’université de Versailles Saint-Quentin, sur la question de la précarité. Notre devoir, alors que nos jeunes payent un très lourd tribut depuis le début de la crise sanitaire, est de leur offrir des possibilités de professionnalisation.
Cette professionnalisation passe par les stages. Cette professionnalisation est le complément essentiel de leur formation académique. Sans elle, notre jeunesse ne saurait entrevoir de réelles perspectives de carrière.
J’ai noté avec intérêt l’offre de 30 000 stages proposée par le gouvernement. J’en prends note. Mais, au-delà des chiffres annoncés, je crains que ces mesures soient un peu théoriques tant la réalisation de ces stages est quasi impossible dans le contexte sanitaire actuel.
En effet, la suppression des possibilités de mobilité internationale pour de nombreux étudiants et les annulations dues au nouveau confinement, complexifient la situation.
Comment comptez-vous faire évoluer le dispositif existant ?
Deuxième question : un stage n’est jamais aussi instructif que lorsqu’il est réalisé de manière physique. Aussi, quels aménagements comptez-vous proposer aux entreprises et aux administrations pour qu’elles puissent de nouveau accueillir des stagiaires, et cela plus qu’un jour par semaine ?
Une dernière question : alors que le Gouvernement a réduit la durée obligatoire du stage permettant de valider les examens à 5 semaines en CAP (contre 12 à 14 semaines auparavant) et à 10 semaines pour le bac pro (contre 12 à 28 semaines), comment comptez-vous garantir à nos étudiants que leurs diplômes ont conservé toute leur valeur ? »

Retrouvez l’intégralité de mon passage ici :

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