« Il aura fallu un Georges Clemenceau, en 1917, pour remobiliser les troupes meurtries par 3 ans de guerre, rongées par les mutineries et un pacifisme idéologique virant au défaitisme. Il aura fallu ce Tigre rugissant à la Tribune de la Chambre des Députés pour revitaliser une opinion publique lassée par tant de morts. Mais au bout du compte, nous avons eu, comme le disait Clemenceau lui-même , le « dernier quart d’heure », cette victoire au bout du bout de l’espérance, comme dans les arrêts de jeu, pour triompher du Mal et sauver notre modèle de civilisation.
Il nous faut aujourd’hui un Clemenceau. Avec toute sa bravoure, sa foi en la France. 50 ans après sa disparition, il nous faut un de Gaulle, ce Général courage qui s’est levé tout seul, loin du système, de cette Chambre Front Populaire qui avait massivement déposé les armes, de tous ces militaires de l’époque confits dans leurs certitudes surannées, pétris dans un immobilisme frileux, ce Général tout seul et condamné à mort par un régime de Vichy qui avait décidé de vendre la France à l’envahisseur.
Il nous faut en fait du courage, de l’ardeur mais surtout de l’âme pour retrouver ce qui fait la France, ce qui a fait notre grandeur, de Valmy aux taxis de la Marne, le drapeau tricolore brandi comme l’étendard de la liberté des peuples qui ne veulent pas se coucher. Il nous faut retrouver ce supplément d’âme qui nous permet à chaque fois de sauver notre liberté. Parce qu’une guerre ne se gagne pas que par de belles incantations fédératrices ; elle se gagne les armes à la main. Car comme l’a clamé Clemenceau : « La France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours le soldat de l’idéal ».


Source

Article précédentProjet de loi de finances pour 2021
Article suivant11 Novembre dans la 11ème circonscription