Horrifié par l’acte barbare de Conflans-Sainte-Honorine mais pas surpris par la montée constante dans notre pays de la violence islamiste que certains tentent encore de minimiser. Il faut des actes forts et courageux pour protéger nos concitoyens et arrêter les discours lénifiants. Il faut stopper fermement dès le début l’escalade des menaces et autres pressions exercées par les ennemis de la laïcité sur le corps enseignant, entre autres. Il faudra aussi et enfin demander des comptes également à tous ceux, politiques, médias, associations, qui ont laissé faire et encouragé, depuis des décennies, au nom d’une certaine idéologie, le communautarisme, l’obscurantisme et le séparatisme, par connivence, voire complicité, par haine de notre système libéral et démocratique. Si nous sommes réellement en guerre contre cette barbarie, et si nous voulons effectivement la faire sans avoir peur d’une certaine police de la pensée qui excuse tout, alors il faut se battre pour la république, pour la France, pour nos enfants, demain. Sinon nous disparaîtrons. Mes pensées à la famille de la victime.

Après l’horreur, nous demandons des comptes, des actes, des sanctions dans la guerre que nous sommes supposés livrés à l’obscurantisme islamiste. Tous ces parents d’élèves radicalisés qui ont ciblé, pointé du doigt, jeté à la vindicte barbare ce pauvre enseignant des Lumières ; toute la chaîne hiérarchique transie de peur, adepte du « pas de vague » comme pour mieux renoncer à ses missions et valeurs ; tous ces idéologues et autres intellos bobos qui ont prêché le séparatisme et le communautarisme et qui nous ont empêchés de parler et d’agir au nom du « pas d’amalgame », et d’un vivre ensemble qui n’en est plus un depuis longtemps ; tous ces journalistes militants et juges orientés, qui ont sans cesse relativisé, minimisé, excusé ; ces pouvoirs publics qui ont sans cesse reculer, laisser détricoter notre laïcité au nom d’une bienveillance et d’une tolérance coupable… Il faut nettoyer nos propres écuries d’Augias avant de livrer bataille. Le rapport de force, comme toujours lorsqu’il s’agit d’affronter la barbarie, est l’unique réponse, la dernière. Il faudra se débarrasser de ce pseudo sentiment de culpabilité que les bonnes âmes nous ont imposé depuis des décennies pour éradiquer, expulser, condamner, afin de rétablir la république partout sur le territoire.

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